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Test d'effort (électrocardiogramme d'effort)

En pratique

Aucun test d’effort n’est effectué sans consultation cardiologique au préalable

Les médicaments doivent être poursuivis, hormis ceux mentionnés par le cardiologue

L’examen se déroule au 1er étage. Un infirmier viendra à votre rencontre (ne pas passer par le secrétariat)

Apporter des affaires de sport.

Possibilité de se changer surplace dans les vestiaires. Douche possible après l’examen.

Durée totale de l’examen : 20 minutes.

Quand et pourquoi pratiquer un test d’effort ?

L’épreuve d’effort ou ECG d’effort, est un des examens les plus pratiqués en cardiologie dans le cadre du dépistage de la maladie coronaire (anomalies des artères qui irriguent le muscle cardiaque). Il permet d’évaluer le fonctionnement du cœur pendant l’exercice physique via l’analyse continue de l’électrocardiogramme pendant un effort d’intensité croissante.

Cet examen est indiqué lors du bilan de symptômes survenant à l’effort (douleur à la poitrine, essoufflement anormal, palpitations, malaise à l’effort…), la surveillance des patients ayant subi un infarctus et traités par stents et/ou pontages coronaires, le bilan de certaines maladie des valves du cœur, le dépistage chez des personnes asymptomatiques mais à risques, l’évaluation dans le cadre de la pratique sportive notamment lorsque la compétition est pratiquée.

Le test d’effort permet d’orienter le cardiologue vers une maladie coronaire en cas d’anomalie mais ne peut pas à lui-seul affirmer cela. Dans ce cas d’autres examens comme une coronarographie pourront être nécessaires.

 

Comment se déroule l’examen ?

La pratique de l’examen nécessite un plateau technique équipé d’un ECG d’effort, d’une bicyclette ergométrique (et/ou tapis de marche), d’un personnel médical et paramédical formé (infirmier (ère) et cardiologue), d’un chariot d’urgence et d’un défibrillateur. C’est la raison pour laquelle il se pratique en général en milieu hospitalier ou en clinique.

Vous pouvez manger et boire normalement avant l’examen. Selon les consignes du cardiologue, certains médicaments qui ralentissent le rythme cardiaque (bétabloquants, inhibiteurs calciques… cf liste des médicaments à arrêter) seront arrêtés 48 heures avant l’examen.

Vous devez porter des vêtements et chaussures adaptés pour être à l’aise lors de l’effort physique (jogging, legging, chaussures de sport…). Le plus souvent le test est réalisé sur bicyclette ergométrique (comme un vélo d’appartement) fixée au sol. Le cardiologue positionne des électrodes sur votre poitrine ainsi qu’un brassard à tension au niveau du bras pour permettre l’enregistrement continu du rythme cardiaque et la surveillance de la tension artérielle tout au long de l’effort.

Après le signal de départ, vous devez pédaler à vitesse constante (en général entre 60 et 70 tours minute). Après un échauffement de quelques minutes, la résistance au niveau des pédales augmente progressivement toutes les 1 à 2 minutes afin de permettre l’accélération progressive du rythme cardiaque. Le test est interrompu au moment où la fréquence cardiaque atteint la valeur cible (fréquence maximale théorique qui dépend de votre âge) ou selon les consignes du médecin. L’effort est interrompu progressivement. Le rythme cardiaque et la tension artérielle sont enregistrés également pendant la période de récupération.

Le test d’effort dure en général entre 10 et 15 minutes.

L’examen est jugé utile et « interprétable » lorsque vous arrivez à accomplir un effort physique optimal pour vos capacités et que la fréquence cardiaque atteint au minimum 85% de la fréquence cardiaque théorique (selon votre âge). Il est jugé « positif » c’est-à-dire anormal, lorsqu’une douleur à la poitrine et/ou des anomalies sur l’électrocardiogramme surviennent pendant ou après l’effort. Dans ce cas-là le médecin discutera avec vous de la nécessité de réaliser d’autres examens pour affirmer des éventuelles anomalies sur les artères du cœur (artères coronaires).

 

Quels sont les inconvénients et les risques ?

Le test d’effort n’est pas douloureux ni désagréable mais si vous souffrez d’une maladie coronaire (anomalies sur les artères du cœur), une douleur à la poitrine (angor) pourrait survenir. Lorsque vous signalez la survenue d’un symptôme au cours de l’effort, le médecin pourra décider d’interrompre l’examen et de vous administrez des médicaments contre l’angine de poitrine (Trinitrine).

Les complications graves sont très rares : décès < 1 sur 20 000 examens, IDM < 1 sur 1000 examens.

 

Quelles sont les contre-indications à l’examen ?

L’examen n’est pas indiqué en cas de maladie coronaire instable (angine de poitrine mal contrôlée), anomalies du rythme cardiaque non contrôlés, pathologie pulmonaire décompensée, embolie pulmonaire récente…

Si vous souffrez de problèmes articulaires (genoux, hanche, dos…) et/ou en cas de blessure ou traumatisme récent vous empêchant de réaliser l’effort, signalez-le au préalable à votre médecin car dans ces cas-là des examens alternatifs (sans effort physique) pourront vous être proposés.