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Échocardiographie cardiaque de stress

En pratique

Les médicaments doivent être poursuivis, hormis ceux mentionnés par le cardiologue

Ne pas venir à jeun.

2 sites où le test est réalisé :

  1. Dr KRASTEVICH : Hôpital Nord de Saint-Etienne, bâtiment C, 7e étage, laboratoire d’échographie.

    • Étiquette à réaliser en premier temps à l’accueil, au 1er niveau.

    • Attendre en salle d’attente

  2. Dr KHETTAB : Hopital Privé de la Loire, centre des consultations, 1er étage. Ne pas passer à l’accueil. Vous êtes directement attendu en salle d’attente.

 

Quand et pourquoi pratiquer une échographie cardiaque de stress ?

Cet examen est utilisé dans le cadre du dépistage de la maladie coronaire (anomalies des artères qui irriguent le cœur) souvent avant une anesthésie générale pour opération lourde, chez des patients à risque (diabétiques, hypertendus, artériopathes…) surtout si un test d’effort n’est pas réalisable. Il est également pratiqué lors du bilan de douleur thoracique et/ou essoufflement anormal et le bilan de certaines maladies valvulaires comme le rétrécissement aortique.

L’échographie permet d’étudier la contraction du cœur au repos et sous perfusion d’un médicament qui stimule le cœur (la Dobutamine). Elle permet de détecter des éventuelles anomalies de contraction en rapport avec une mauvaise irrigation par une artère coronaire rétrécie et/ou occluse.

En cas d’anomalies, d’autres examens comme une coronarographie pourront être proposés pour visualiser l’artère « abimée » et si possible la traiter (angioplastie).

 

Comment se déroule l’examen ?

La pratique de l’examen nécessite un plateau technique équipé d’un ECG, d’un échographe, d’un personnel médical et paramédical formé ( infirmier (ère) et cardiologue), d’un chariot d’urgence et d’un défibrillateur. C’est la raison pour laquelle il se pratique en général en milieu hospitalier ou en clinique.

Vous pouvez manger et boire normalement avant l’examen. Selon les consignes du cardiologue, certains médicaments qui ralentissent le rythme cardiaque seront arrêtés 48 heures avant l’examen.

Pendant l’examen vous êtes allongés sur la table d’examen sur le côté gauche. Un électrocardiogramme est mis en place pour la surveillance au repos et tout au long de l’examen du rythme cardiaque. Une perfusion (petit cathéter au niveau d’une veine du bras) permet d’administrer en continue via une seringue électrique le produit qui stimulera le cœur (la Dobutamine). Un tensiomètre au bras mesure la tension artérielle tout au long de l’examen.

A l’aide d’un appareil d’échographie le cardiologue enregistre des séquences d’images pour analyser les contractions des différentes parois du cœur au repos puis tout au long de la progression de l’examen (cf échographie trans-thoracique). Grace au débit croissant du produit qui stimule le cœur (la Dobutamine), les contractions du cœur s’intensifient et le rythme cardiaque s’accélère progressivement comme lors d’un effort physique. La sensation que vous ressentez ressemble aux palpitations après avoir monté rapidement un escalier. L’objectif étant d’arriver à la fréquence maximale théorique qui dépend de votre âge, l’injection du produit est arrêtée lorsque cette fréquence cardiaque est atteinte et/ou en cas d’anomalies (douleur à la poitrine, anomalies du rythme cardiaque, tension artérielle trop élevée et trop basse…).

Après l’arrêt de la perfusion, le médecin peut vous administrer un médicament « antidote » afin de permettre au cœur de se ralentir plus rapidement et atteindre le rythme cardiaque de « repos ».

L’échographie de stress est utile et « interprétable » lorsque l’examen est « maximal » (au moins 85% de la fréquence cardiaque maximale atteinte) et les images enregistrés via l’échographe sont de bonnes qualités. En cas d’anomalie de la contraction d’une ou plusieurs parois du cœur, on peut suspecter le rétrécissement d’une ou plusieurs artères mais d’autres examens (le plus souvent une coronarographie) sont nécessaires pour affirmer cela et le cardiologue discutera avec vous la réalisation d’investigations complémentaires.

L’examen dure entre 20 et 30 minutes en sachant que la partie qui peut être ressentie comme désagréable lorsque le rythme cardiaque est au plus haut, dure que quelques minutes.

 

Quels sont les inconvénients et les risques ?

L’examen n’est pas douloureux mais si vous souffrez d’une maladie coronaire, une douleur à la poitrine (angor) pourrait survenir. Lorsque vous signalez la survenue d’un symptôme pendant l’examen, le cardiologue pourra décider de l’interrompre et de vous administrer un médicament contre l’angine de poitrine (Trinitrine).

La perfusion de Dobutamine peut occasionner des palpitations parfois désagréables et des sensations de fourmillement au niveau de la tête, des bouffées de chaleur. Plus rarement un malaise vagal par chute de tension peut être observé. Ces symptômes sont réversibles à l’arrêt de la perfusion.

Les complications graves sont rares : 0,02% d’infarctus du myocarde, < 0,2% de troubles du rythme ventriculaires (accélération très rapide du rythme cardiaque à l’origine de malaise et/ou perte de connaissance), < 0,01% d’AVC, < 0,01% de décès.

 

Quelles sont les contre-indications à l’examen ?

L’examen n’est pas indiqué en cas de maladie coronaire instable (angine de poitrine mal contrôlée).

Vous devez signaler au médecin si vous souffrez d’un glaucome (hypertension intraoculaire) en sachant qu’uniquement le glaucome à angle fermé contre-indique l’injection d’un des produits qui permettent d’accélérer le cœur. Vous devez signaler si vous avez des antécédents au niveau de la prostate et/ou de la vessie car dans certains cas un des produits stimulant le cœur peut favoriser la rétention d’urines.

Il faudra signaler si vous êtes asthmatique afin de ne pas utiliser un bétabloquant (« l’antidote » de la Dobutamine) à la fin de l’examen pour ralentir la fréquence cardiaque mais un autre type de médicament « ralentisseur  du rythme ».

En règle générale, pensez à amener le jour de l’examen l’ordonnance des médicaments que vous prenez afin que le cardiologue puisse prendre des précautions si besoin.